L’Amour des mots

Mes parents m’ont toujours dit ″Si ta chambre n’est pas ordonnée, ton cerveau ne le sera pas non plus″. Il faut croire qu’ils avaient raison. Je suis assise face à cet écran d’ordinateur et je tente d’ordonner mes pensées mais cela se révèle particulièrement difficile.

Pourquoi est-ce si complexe d’exprimer ce que je ressens face à cet avenir qui me terrorise ?

J’apprécie beaucoup de choses, certes, mais qu’est-ce que j’aime réellement ? Pour être honnête, je sais déjà ce que je ne veux pas faire : je refuse de faire partie d’une organisation professionnelle. Non pas que j’ai des difficultés à recevoir des ordres : mes parents, mes professeurs peuvent m’en donner et cela ne m’ennuie pas. Mais c’est ce monde professionnel qui m’effraie. J’ai subi quelques dommages psychologiques lors de certaines de mes expériences et l’on ne peut passer outre cela. Mais je ne suis pas sûre que ce soit le seul point à mettre en évidence lorsque se pose cette interrogation décisive qui annoncera mon avenir.

Cette idée d’un quotidien métro-boulot-dodo m’angoisse terriblement. Je refuse de travailler tous les jours de la semaine face à une machine, de rendre des comptes à une personne hiérarchiquement supérieure à moi qui pourrait juger mon travail ou moi-même. J’ai particulièrement du mal à me remettre en question et à accepter les critiques. Je sais que je dois travailler dessus et si, plus tard, quelqu’un critique mes écrits alors je devrai m’en accommoder et au contraire utiliser ces commentaires à bon escient.

Zola a été ignoré, voire détesté à ses débuts. Il a été ouvertement critiqué, mais a t-il pour autant abandonné ?  Absolument pas, il s’est accroché à son rêve et il a réussi. Ah, comme j’aimerai manier la langue française comme ce génie des mots !
Tout cela pour exprimer le fait que si je souhaite avoir un futur littéraire, je dois commencer à me remettre en question et à accepter les critiques, qu’elles soient positives ou négatives. Il serait temps que j’évolue et que je comprenne que les remarques et observations sont souvent utiles et parfois même nécessaires à l’amélioration de ma plume.

Ainsi donc me voici quasiment à la fin de ma troisième année d’études supérieures, prisonnière d’une école de commerce où je ne me sens pas à ma place, où l’on nous apprend à être de bon manager, à savoir travailler en équipe et à obéir aux ordres car « c’est comme cela, le monde professionnel c’est cela ». Et si je refuse ?
Ce type d’emploi n’est pas pour moi. J’ai donc réfléchi à autre chose.

L’une de mes professeurs m’a un jour écrit ces mots :

« Je peux vous dire que vous êtes douée. Vous avez une aisance et une acuité dans votre écriture qui sont rares. Et quand je trouve ces qualités, j’ai envie de dire à la personne qui les détient : allez plus loin, prenez des risques ! Vous avez une facilité avec les mots, une évidence à sentir le rythme, à aller débusquer le terme adéquat. » 

Ah, comme ces paroles m’ont redonné espoir !
Si vous lisez un jour ces mots, Madame B., MERCI. J’étais jusqu’alors destinée à suivre un chemin qui n’était pas celui que je souhaitais, résignée à enchainer les journées d’un travail qui ne me correspondait pas… Vivre une vie qui n’était pas la mienne.

Capture d’écran 2017-01-12 à 20.40.49.pngJ’aime lire et j’aime les livres. Les vrais, en format papier, pas les liseuses électroniques que les magasins tentent de nous vendre comme étant « l’avenir de la lecture« . J’aime leur odeur. Particulièrement celle des plus vieux, ceux que l’on déniche au détour d’une librairie d’occasion ou d’une brocante, à l’issue d’une longue journée, comme délaissés par les nombreux badauds qui les voient sans les voir, ne pouvant distinguer en ces oeuvres l’immense richesse qu’elles pourraient leur apporter. Ils m’attirent bien plus que ceux à peine sortis de l’imprimerie.
Ah… et que j’aime la langue française ! Je la trouve superbement complexe et pourtant si abondante de douceur et belles sonorités.

J’ai alors décidé de prendre mon avenir en main. Je souhaite évoluer dans un milieu littéraire mais je suis actuellement étudiante en commerce international ? Qu’à cela ne tienne ! Je n’ai soufflé que vingt bougies, ma vie est devant moi. À moi de choisir quel chemin prendre.

J’ai alors évoqué la possibilité d’un concours passerelle me permettant d’intégrer une école de journalisme. Viennent alors les questionnements et l’inquiétude. La stabilité financière, professionnelle, certes. Cela se défend. La question est de savoir si je préfère gagner très bien ma vie en haïssant l’emploi qui signe mon chèque à la fin du mois, ou si je préfère être de temps à autre restreinte par un léger manque de moyen tout en évoluant dans un milieu passionnant qui me correspond à tout point de vue. À ce stade, mon choix est rapidement fait.

L’aventure littéraire est lancée !

Avant toute chose, j’écrirai pour explorer ma plume et pour faire évoluer mon propre style. Je participerai à toute forme de concours ou d’exercices d’écriture et surtout, je continuerai à lire, encore et toujours, pour remplir mon coeur et mon esprit de phrases, de mots superbement associés pour ne faire qu’une seule et même pensée : celle d’un amoureux de l’éloquence, épris de l’élégance et fervent passionné de la beauté de notre langue.

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