Critiques littéraires du mois de mars 2017… L’Amour des mots

Le printemps s’est bel et bien installé pour mon plus grand bonheur… car qu’il y a t-il de plus agréable que de s’asseoir sur un banc au soleil, dans un joli parc, avec un bon livre ? 

Ce mois-ci j’ai découvert cinq ouvrages et j’ai tenté d’écrire mon avis sur chacun d’entre eux. Je sens que le mois d’avril sera rempli de nouveaux livres et j’ai hâte de les commencer. 

Premier livre : Mausolée, Linda Fairstein 

17741258_1553867911292628_999772385_nMalgré les critiques vantant un suspens incroyable et décrivant ce livre de « captivant et authentique », je n’ai pas vraiment été séduite… Peut être un peu trop d’histoires en même temps, trop de personnages, plusieurs époques… Un tueur fasciné par la vie et l’œuvre d’Edgar Poe (ça en revanche,c’était intéressant!) qui reproduit sur ces victimes les morts violentes infligées par l’écrivain. À côté de cette histoire, une autre, celle d’un « violeur aux bas de soie » qui sévit dans les rues huppées de Manhattan…

Bref, pas vraiment convaincue par cette œuvre 😕

Second livre : Aimer, René de Ceccatty 

« Que reste-t-il d’un amour, en dehors du temps qui passe au moment où il passe, une fois que l’on a esquivé l’affrontement des amants, une fois que c’est dissipé le trouble de la présence, la terreur de perdre l’autre ?« 

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Quel drôle de livre. Une sombre histoire de frustration amoureuse qui rend fou le personnage principal, un homme, terriblement amoureux d’un autre homme depuis de longues années, qui après lui avoir fait croire qu’il l’aimait, l’a délaissé. L’auteur nous entraîne dans la passion dévorante d’un écrivain pour un médecin homosexuel refoulé.

« Il voulait seulement connaître cette expérience d’être aimé d’amour. Et c’est tombé sur lui. »

Une œuvre extrêmement négative, des idées noires, pas de réel début ni de véritable fin, un amas de souvenirs en désordre…. mais qui, en fin de compte, illustre particulièrement bien la détresse du personnage principal. À ne surtout pas lire si vous êtes déjà déprimé !

Troisième livre : Je vous sauverai tous de Emilie Frèche 

C’est une lecture très dure mais qui se lit en très peu de temps.

On découvre le point de vue d’un père, d’une mère et de leur fille partie en Syrie faire le jihad, sans aucun signe avant-coureur.
Ce type de lecture est, selon moi, extrêmement important, particulièrement à notre époque. Il est nécessaire d’avoir conscience que ce fléau entre jusqu’à dans nos maisons pour aller chercher les plus faibles, les plus influençables d’entre nous… mais pas seulement. 17671276_1553867927959293_1474666478_n
L’héroïne (si on peut parler d’héroïne ici…) passe d’un islam à peine pratiqué à une application du Coran à la lettre. Port du jilbab, refus d’avaler quoi que ce soit qui contient des additifs, refus de parler aux hommes (même son père!), dégoût de sa famille, de ses amis et de leur mode de vie… Nous découvrons cette horreur par le biais du journal intime de cette jeune fille d’à peine seize ans. C’est terrifiant. Elle écrit tout ce que cet homme , là-bas, lui dit, la manière dont il lui retourne le cerveau, allant même jusqu’à l’épouser par Skype et surtout, lui offrir un aller simple pour la Syrie. Mais « par amour ». Cela n’arrive pas qu’aux adolescents malheureux, en rupture avec leur famille… Dans cette histoire, tout se passait bien entre Eléa et ses parents, avant qu’elle ne tombe sur le profil Facebook « d’un garçon très gentil », qui l’appelle « mon joyaux, ma perle rare » et qui « veut lui montrer à quel point on est manipulé par les Occidentaux ». Voilà une forme toute particulière de recrutement et de radicalisation : les réseaux sociaux. Quel fléau, quelle tristesse.
La mère s’acharne, le père devient fou. La fille est partie depuis un an maintenant et ils ne peuvent rien faire contre cela. A pars peut être, aller la chercher, aller la sauver…

Comment se battre contre un ennemi qu’on ne voit pas?

Quatrième livre : La fortune des Rougon, Emile Zola 

Zola, Zola… Jamais plume ne m’a parue plus belle. Je ne me lasserai jamais de ses œuvres. 🌸

J’ai donc décidé de lire toute la série des Rougon-Macquart. J’ai adoré l’Assommoir, dévoré la Bête Humaine, Nana et Germinal mais je souhaitais découvrir chaque membre de cette famille plus en détail en remontant plus haut dans l’arbre généalogique.
Sans tout vous raconter, ce premier tome raconte l’histoire des trois premières générations de cette douloureuse famille … Adélaïde, l’aïeule, plus amante que mère, ses trois enfants de père différent, ses petits enfants … et l’amour innocent, d17690296_1553867957959290_1557703312_nu jeune Silvère, petit fils d’Adélaïde pour la douce mais tempêtueuse Marie (Miette).

Zola pourtant si chaste dans sa vie personnelle arrive à décrire cet amour de la plus belle des manières. On est pris dans un tourbillon de sentiments innocents de jeunes adolescents, mais si forts.
On est bien loin de la passion qu’on a pu connaître chez Nana, c’est réellement la découverte de l’Amour auquel nous, lecteur, assistons avec ravissement. Une parenthèse de douceur dans cet environnement de violence et de guerre. Jusqu’à la mort de Miette… on la pleure en même temps que Silvere.

C’est impressionnant de ressentir autant de choses, juste en ouvrant un livre…

C’est ça au fond… la magie de la lecture 📖

Cinquième livre : Deux petits pas sur le sable mouillé, Anne-Dauphine Julliand 

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J’ai lu ce témoignage magnifique d’Anne-Dauphine Julliand, maman de deux petites filles atteintes d’une maladie neuro-dégénérative très rare. Elle raconte le combat de sa famille soudée, sa petite Thaïs qui décède avant de souffler ses quatre bougies… Une véritable ode à l’amour maternel. Quel courage. Ce livre est d’autant plus d’actualité que leur seconde fille Azylis a rejoint sa sœur il y a seulement un mois après s’être battue pendant les dix premières années de sa vie. Son film « Et les Mistrals Gagnants » est sorti il y a peu … 🎥

Beaucoup d’émotion, cela nous permet de relativiser….

 

Et nous voilà déjà… au mois d’avril !

Je pars pendant une semaine dans le Sud de la France, je vais donc pouvoir trouver du temps pour lire et cela va me faire beaucoup de bien. 

J’attends avec impatience les résultats du concours de poésie de la Sorbonne et celui lancé par Thomas Pesquet depuis l’ISS. Vivement que cette attente cesse…

Pendant le mois d’avril, j’ai également très envie de lire Chanson Douce de Leïla Slimani, le prix Goncourt 2017 mais j’ai lu énormément de critiques sur le sujet et j’ai peur d’être déçue… Je verrai bien !

Bon mois d’avril à tous les petits lecteurs et rédacteurs terrestres !

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