Critiques littéraires du mois de mai 2017 – l’Amour des Mots

« En mai, fais ce qu’il te plait ! »

Jamais un adage n’a été mieux respecté que celui-ci… 

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J’avais prévu ma petite liste de livres à lire pour le mois de mai mais comme toujours, je n’en ai fait qu’à ma tête et ai préféré en lire de nouveaux. J’en ai tout de même lu deux que je tenais absolument à découvrir : je vous en parle dans cet article ! 😘

Premier livre : La porte de Magda Szabo

Capture d_écran 2017-05-29 à 15.39.57Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vraiment aimé ce livre.

Dès la première moitié je trouvais le contenu peu interessant mais je me suis forcée à le continuer, espérant que la seconde moitié de l’oeuvre allait se distinguer  de la première : ça n’a pas été le cas.

Nous suivons la vie d’une femme qui elle même raconte la vie d’une autre femme, Emerence, leurs relations, leurs histoires, leur vie..

J’ai trouvé cela assez compliqué car nous n’avons en notre possession aucune information quand à l’endroit ou la période dans lequel se situe l’histoire, malgré certains faits datés de la Seconde Guerre Mondiale ou des années 50. Il faut s’accrocher pour tenter de comprendre un contenu qui n’est malheureusement pas aussi passionnant que laisser supposer le synopsis…. Ce que j’ai trouvé néanmoins très intéressant (et oui : rien n’est toujours blanc ou noir, mais toujours gris !) c’est la place de chacun des personnages au sein de cette rue. Chacun, à sa manière, possède des caractéristiques propres à lui-même qui le rendent unique. Amusant de remarquer que le petit chien recueilli, Viola, prend quasiment plus de place que l’époux de la narratrice. Il y a également un  mystère qui plane sur la demeure d’Emergence. Cette femme âgée et seule, quasiment illettrée mais pourtant incroyablement intelligente, ne laisse personne entrer chez elle… Mais pourquoi ?

En refermant ce livre, j’ai le sentiment d’avoir connu ces deux femmes de manière toute personnelle. Sans pour autant avoir apprécié cette confession, j’admire la dextérité de l’écrivain qui a su écrire une oeuvre entièrement basée sur une seule et même personne. Cette Emerence, une mystérieuse inconnue pourtant si célèbre auprès des siens.
J’ai retenu cette citation, page 147, car à mon sens elle exprime parfaitement l’ambiguïté du personnage.
« Ce fut la torche qui mit le feu au puit de pétrole de l’anti-intellectualisme  d’Emerence, car si on remarquait d’emblée son exceptionnelle intelligence, elle ne manquait pas de proclamer elle même son dégout des lettres avec le talent d’un véritable orateur »

Deuxième livre : Mousseline la Sérieuse de Sylvie Yvert 

Capture d_écran 2017-05-29 à 15.40.08Grâce à cette biographie magnifiquement écrite, j’ai énormément appris sur cette famille illustre ! C’est impressionnant la culture que l’on peut acquérir en lisant.
Je ne connaissais que très vaguement l’histoire de Louis XVI, Marie-Antoinette et leurs enfants…. En somme seulement ce que j’ai appris à l’école. Mais plus maintenant !
Certains passages m’ont profondément émus, notamment les adieux déchirants du Roi et de sa famille. D’autres m’ont terrifiés de part leur effrayante cruauté.
La situation du jeune prince, les accusations incestueuses des Jacobins à la famille royale, les humiliations répétées…. Cette lecture est d’un réalisme perturbant ! Nous suivions la vie de Marie-Thérèse, de ses dix ans à la fin de sa vie. Et quelle vie ! Comme le disait Chateaubriand :
« Marie-Thérèse domine toutes les ruines »

 

 

Troisième livre : Le doute de S.K Tremayne

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Une histoire terrifiante.

C’est une famille londonienne « parfaite » : un papa, une maman et deux adorables jumelles blondes qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Les Jumelles de glace, Krystie et Lydia, 7 ans. Lydia meurt, il n’en reste qu’une.

 

Un an plus tard, la famille estropiée déménage sur une île solitaire en Ecosse qu’ils ont héritée. Et Krystie, la fille survivante, se met à affirmer qu’elle est en réalité Lydia. Que s’est t-il passé ce jour fatidique où l’une des deux soeurs a trouvé la mort ? Qui est celle qui a survécu ?

J’ai été plongée dans le brouillard glacial qui se dégage de l’île et du roman…. Un thriller pyschologique angoissant… Croyez-vous aux fantômes ? Ce qui est sûr, c’est que je vais vérifier que ma porte est bien fermée ce soir… Brrrr
Quatrième livre : Paris vu par les écrivains publié aux Editions Parigramme 
Aujourd’hui, j’ai découvert à la librairie du Bon Marché ce livre de notre belle ville de Paris vu par les écrivains. Balzac, Hugo, Maupassant, Apollinaire, Colette, Aragon, Prévert… Quel magnifique héritage littéraire nous possédons !
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Cinquième livre : Toyer de Gardner McKay 
Capture d_écran 2017-05-29 à 15.40.40ENFIN ! J’ai terminé ce thriller. Je l’ai trouvé particulièrement long… Et pas seulement à cause du nombre de pages : presque 800 !
J’ai trouvé qu’il y avait des longueurs de trop dans le texte.
Mon sentiment après cette lecture est assez étrange… D’un certain coté, je hais le personnage abject de Toyer, sa violence incroyable et sa psychopatie. Mais d’un autre coté, je suis étrangement fascinée, attirée par lui.
J’ai préféré les 200 dernières pages aux 600 premières car je sentais que nous touchions au but. Bientôt Toyer sera découvert. Bientôt il arrêtera ses crimes.
Car oui, on parle de crime lorsqu’on ôte une vie. Comment ? Il ne les tue pas alors ce n’est pas un meurtrier ? Ah non, je ne suis pas d’accord. Tuer quelqu’un c’est lui ôter sa vie. En pratiquant cette opération sur ses victimes, en les rendant léthargique, en état de mort cérébrale, Toyer fait de lui un meurtrier. Peut-importe ce que dis la loi. C’est un assassin. Dans cette histoire, il y a aussi cette femme, Maude. Docteur en psychologie, elle a la charge de toutes les victimes que fait Toyer. A t-elle conscience qu’elle sera son « grand final » ?
Un femme qui se bat contre ses démons intérieurs et cet ennemi invisible incarné par Toyer finira par y laisser sa santé mentale. Un livre tout à fait intéressant. Pas terrifiant mais intrigant et bien mené. Le petit point négatif est encore une fois la longueur de certains passages… Mais si vous avez un peu de temps devant moi et une envie d’un thriller un peu particulier, lancez-vous !
Sixième livre : C’est moi ! de Benoît Lelong 
Découvrez la chronique complète en cliquant sur le lien suivant : « C’est moi ! » de Benoît Lelong – Chronique littéraire !
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Septième livre : La promesse de l’aube de Romain Gary 
Comment ai-je pu passer autant de temps sans cet auteur ? Ce livre a été un véritable et merveilleux moment de bonheur. Lorsque j’avais évoqué sa lecture au début de ce mois, vous étiez nombreux à me le conseiller. Et souvent, lorsqu’on me dit trop de bien d’une oeuvre j’en suis déçue… Mais pas cette fois-ci.  Sa plume est engagée et le vocabulaire choisi est passionné tout en étant fluide et intéressant. 450 pages qu’on ne voit pas passer. On suit cette relation presque malsaine d’une mère obsédée par son seul et unique fils : Romain. Dès son plus jeune âge, elle lui promet une carrière d’ambassadeur de France : « Tu seras un héros, tu seras général, Ambassadeur de France ! ». D’origine russe, elle voue une adoration sans borne à notre beau pays et transporte son fils dans cette même idée. Anecdotes sur leur vie à deux, déménagement à Nice, études de droit, armée, guerre, relations avec les femmes…. Romain Gary raconte avec un humour parfois caustique et une ironie à toute épreuve sa vie d’homme aimé, choyé, adoré par sa mère. Capture d_écran 2017-05-29 à 15.41.01
Et puis, un petit moment privilégié : la rencontre avec Mr Zaremba, orphelin de naissance, qui souhaite épouser la mère de Romain. Épouser la mère ou se retrouver une mère ? Il est absolument obnubilé par l’amour aveugle et sans nom que voue Nina à son fils. Voici un petit extrait qui m’a marqué et que je n’ai pu m’empêcher de garder en mémoire :
– Vous êtes certainement le plus vieil orphelin que j’ai rencontré, dit ma mère.
– L’âge n’y fait rien, Nina. Le coeur ne vieillit jamais, et le vide, l’absence qui l’ont marqué, demeurent et ne font que grandir
Romain Gary est pour moi une révélation ! J’ai dans ma bibliothèque « La vie devant soi » mais je ne souhaite pas le lire tout de suite. Attendons tout d’abord que mon émotion après cette lecture redescende quelque peu. Quel homme ce Romain Gary ! Qu’il ait réussi à contourner les règles strictes du Prix Goncourt et ainsi obtenir cet illustre Prix une seconde fois est pour moi très révélateur du type d’homme qu’il était.
Je me demande ce que le mois de juin va me préparer comme surprise… 
Ce mois de mai s’achève sur une note particulièrement positive puisqu’il marque le début d’une collaboration avec certaines maisons d’éditions ! 
Je vous donc à l’avenir vous présenter certains livres de manière plus précise, en écrivant une chronique plus longue qui, je l’espère, vous donnera envie de les découvrir à votre tour. 
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