« Les fleurs brûlées » de Nadine Monfils – Chronique littéraire

Aujourd’hui, je vous présente une toute nouvelle découverte :
Les fleurs brûlées de Nadine Monfils.

J’ai reçu il y a quelques temps un très joli colis provenant des Éditions Mijade. Je les remercie pour leur confiance et leur gentillesse (et un merci tout particulier à Zoé !).

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Quatrième de couverture :

Paris, XVIIème siècle. Marie-Madeleine s’efforce d’oublier les crimes de sa mère, la marquise de Brinvilliers, célèbre empoisonneuse… Jusqu’au jour où elle reçoit un colis contenant un rat mort. Qui peut bien savoir qui elle est et chercher ainsi à lui nuire ?

Les fleurs brûlées a obtenu le Prix Jeunesse des lectures publiques de la Communauté française


Qu’en ai-je pensé ?

Certains d’entre vous le savent déjà, mon premier roman est en cours et l’histoire se déroule à la Cour du Roi, juste après la si célèbre Affaire des Poisons. Alors forcément, lorsque j’ai découvert le catalogue des Éditions Mijade et lu ce synopsis, je n’ai pas hésité longtemps avant de le choisir.

L’histoire en elle-même m’a beaucoup plu bien que le personnage de Marie-Madeleine soit un personnage très pessimiste, très négatif… Mais en même temps, comment lui en vouloir lorsque l’on sait que sa mère est morte exécutée après avoir empoisonné la moitié de sa propre famille ? Elle vit avec Jeanne, sa servante, petite bulle de fraicheur qui tente tous les jours de lui montrer le côté positif de la vie. Elle est douce et aimante tout en ignorant de quelle famille sa jeune maîtresse est issue. Jeanne reconnait le silence de Marie-Madeleine et le respecte et nous rencontrons, derrière cette immense quête de l’oubli, une amitié véritable.

« – C’est pas parce que vous doutez de tout, y compris de vous-même, Mademoiselle, que vous avez le droit de casser les rêves des autres. Si moi ça m’plait de croire à toutes ces choses et qu’ça m’aide à surmonter les difficultés de la vie, pensez-en ce que vous voulez, mais ne me l’dites pas !

– Vous avez raison.

– Et si j’puis m’permettre un petit conseil, plus vous vous enfermez ici, moins vous y croirez à vot’paradis ! Il est partout, même sous les manteaux en loque des gueux. Suffit de le vouloir. »

Au cours de l’histoire, Marie-Madeleine fait la connaissance d’un homme très important pour l’époque et qui a joué un rôle capital dans sa vie. Non non, je ne vous dirais pas de qui il s’agit… À vous de le découvrir ! Un doux sentiment naît alors… Elle nous raconte également quelques bribes de son enfance avec cette mère si peu maternelle. On y découvre ses souvenirs, ses émotions enfouies, les secrets de famille et les histoires d’amour adultères de sa mère.

« Une image, soudain, s’imposa à elle : celle de son chien, petite boule noire et folle qui léchait du regard, jamais rassasié de caresses. Elle adorait ce petit chien, cadeau de son père, que la Brinvilliers envoyait souvent valser d’un coup de pied sous les chaises. « Cet animal m’agace ! » criait-elle chaque fois qu’il se retrouvait sur son chemin. Un jour, Marie-Madeleine le trouva mort près de son bol de nourriture. Le même sort fut réservé à son deuxième chien.  » Ces bêtes sont bien fragiles ! » s’était contentée de dire la Brinvilliers à sa fille en larmes. »

Les fleurs brûlées, ce titre déroutant mais lourd de sens trouve sa source à la dernière page. J’ai trouvé cette citation particulièrement belle et je n’ai pas résisté à la tentation de vous la partager.

« Il pensa que toute l’ambiguïté d’une vie était là, dans leur rencontre, avec ses paradoxes et sa laideur cachée sous les jupons de la beauté, ou l’inverse : une criminelle avait fait naitre un amour, mais condamné d’avance, car une terre empoisonnée ne peut donner vie qu’à une fleur brûlée. »

Les petits + ?

Je fais partie de ces personnes très influencées par le premier coup d’œil sur un livre. Celui-ci m’a beaucoup plu, tant sur le fond que sur la forme… La couverture est superbe ! D’après ce que j’ai pu voir sur leur catalogue, les œuvres publiées aux Éditions Mijade possèdent toutes une très belle première de couverture. J’ai hâte de vous présenter les autres livres que j’ai reçu : les premières de couverture sont aussi belles que celle-ci. Si si ! C’est possible !

Les petits – ?

Le récit est un peu court. J’aurai aimé lire plus de détails, plus de sentiments ou de rebondissements. Mais je n’oublie pas que ce livre est destiné à un public plus jeune, l’histoire est donc simplifiée et le format plus court. La fin arrive très rapidement et c’est peut-être un peu dommage car j’avais envie de rester dans l’histoire et d’en savoir un peu plus.


 

Un petit mot sur l’auteur 

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Nadine Monfils est belge et vit à Montmartre. Elle a écrit et réalisé le film Madame Édouard, avec Michel Blanc, Josiane Balasko, Dominique Lavanant… Auteur d’une quarantaine de romans – dont des polars à la Série Noire – et de pièces de théatre, elle a monté sa societé de production. Son thriller Babylone Dream, paru chez Belfond, a obtenu le prestigieux Prix Polar de Cognac.

 


 

 

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