« Un astronaute en bohème » de Jaroslav Kalfar – Chronique littéraire

« La Terre était maintenant un point brillant dans les profondeurs des cieux, un foyer réduit à une unité de ponctuation. »

J’ai eu la chance de recevoir la rentrée littéraire des Editions Calmann-Lévy avec « Un astronaute en bohème » de Jaroslav Kalfar. Il s’agit de mon premier Service Presse de cette prestigieuse maison et j’ai passé un très bon moment de lecture. Merci pour votre confiance !

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Quatrième de couverture :

Jakub est un astrophysicien missionné par la République tchèque pour partir dans l’espace analyser un inquiétant nuage qui recouvre Vénus. À la veille de son départ et alors que des hordes de caméras le suivent partout, Jakub n’a qu’une hâte, se retrouver enfin seul. Cependant, au bout de treize semaines de voyage, il apprend par écran interposé que sa femme Lenka le quitte. Esseulé au milieu des étoiles, Jakub est aussitôt pris d’une terrible crise d’identité, qui le conduit à revisiter son passé : son père lié au Parti communiste et jugé bourreau suite à la révolution de Velours, le décès accidentel de ses parents, son départ de Prague pour être élevé par ses grands-parents, puis plus tard, son coup de foudre pour Lenka. Jakub remet soudain tout le sens de sa vie, et de l’humanité entière, en question. Plus Vénus approche, moins il s’en soucie car sa vraie mission devient la reconquête de son épouse, à des années-lumière de lui.

Une odyssée époustouflante qui interroge tout autant l’Univers que l’intime.

« Un premier roman à l’imagination frénétique qui bouillonne de vitalité et d’originalité. Le style de Kalfar est si unique qu’il laissera son empreinte. » The New York Times


Qu’en ai-je pensé ?

Force est d’avouer que la quatrième de couverture est alléchante. Cette idée du silence et d’un homme seul, face à l’univers, qui remet tout en question m’a beaucoup attiré et j’étais ravie d’avoir l’opportunité de le découvrir.

C’est un roman très intéressant car il n’appartient pas à un seul genre littéraire.

Nous faisons la connaissance de Jakub alors qu’il est déjà en direction des étoiles et c’est dans ce même contexte que nous apprenons à le connaitre à travers les nombreux flashbacks de sa vie d’avant qui l’animent. Il nous raconte à travers ses souvenirs les douloureux moments qu’il a pu vivre… mais aussi les plus beaux ! Ces différents retours en arrière appartiennent définitivement au genre historique puisque nous apprenons une multitude de détails sur le régime communiste de l’époque. Nous découvrons notamment le déroulement de la Révolution de Velours ainsi que les conséquences de cet événement sur ceux qui étaient auparavant au pouvoir. Le père de Jakub en est le principal exemple.

Pourtant, lorsque sa femme le quitte à des années lumières de lui, Jakub va se retrouver face à lui-même. Pendant ces moments de doute et de remise en question, il fait la rencontre d’un personnage extraterrestre – sous la forme d’une araignée géante -. Après avoir tout d’abord cru à une hallucination, il est obligé de se rendre à l’évidence : cette créature est réelle…

« Quoi qu’il soit, ce n’était pas à moi de le posséder, ni même de le comprendre. Sa présence était apaisante, mais son existence incompréhensible. Du liquide noir s’écoulait de sa bouche et formait des bulles miniatures qui flottaient autour du Lounge » 

Le livre prend alors une tournure de science-fiction et de fantastique. Vous le savez si vous me suivez depuis longtemps, ce sont deux genres littéraires que je n’affectionne pas particulièrement.

Pourtant, l’histoire est originale et bien menée et je ne me suis pas ennuyée.

C’est un huit-clos intéressant car l’histoire se situe dans l’espace et ce n’est pas commun. La rencontre avec cette créature – qu’il va nommer Hanus – va bouleverser sa mission… et son rapport à soi.

Un fait important va se dérouler au milieu du livre et l’histoire va prendre un tournant différent. Ne dit-on pas que la plus belle mort pour un astronaute est de mourir dans l’espace et ainsi devenir immortel ? Je n’en dirai pas plus, je vous laisse découvrir le destin incroyable de Jakub.

J’ai eu la curiosité, avant ma lecture, de me pencher plus en détail sur la vie de l’auteur et je ne le regrette pas. L’auteur  a laissé une partie de lui dans son œuvre. Comme son personnage, Jaroslav Kalfar a émigré. Certes les Etats-Unis sont bien moins loin que l’espace mais l’idée est la même : se retrouver loin de sa patrie pendant un certain temps. Ils sont tous les deux très attachés au concept de famille et ils ont tous les deux été élevés par leurs grands-parents. Et plus que tout : leur but à tout de les deux et de laisser une trace de la République tchèque, l’un à travers ses écrits, l’autre à travers une mission spatiale.


Un petit mot sur l’auteur :

000000187837_L_kalvar-jaroslav.jpgD’origine tchèque, Jaroslav Kalfar a émigré aux Etats-Unis à l’adolescence, sans parler le moindre mot d’anglais. Incapable de suivre au collège, il se déscolarise et apprend l’anglais en autodidacte. Quelques années plus tard, il parvient à intégrer la prestigieuse NY University, où son professeur, l’auteur Jonathan Safan Foer, l’encourage à écrire. A vingt-cinq ans, il publie son premier roman, en anglais, et est accueilli triomphalement par la presse anglo-saxonne.

 

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