« La Conscience interpellée » d’Abdoulaye Ndiour – Chronique littéraire

Les Editions Baudelaire m’avaient envoyé il y a quelques mois de nombreux ouvrages et je n’avais pas eu le temps de tous les découvrir.

Voilà donc ma lecture du jour : un recueil de poèmes. Encore une belle découverte …

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Quatrième de couverture : 

L’auteur présente cet ouvrage comme étant le fruit d’une cohabitation entre l’esprit et le corps humain. Il suscite l’interrogation, la réflexion et l’analyse pour une prise de décisions réfléchies qui se veulent irréfutables dans nos actions.

Nécessités premières
Il faut du pain
Du pain pour faire oublier la faim
Sans gagne-pain l’humanité raterait le train
Du maintien de la paix sociale pour un rien
Touchons du bois : la paix est le meilleur des biens
A quand la paix des braves ?
Paix qui aura lieu quand l’action sans cesse agissante
Accomplie grâce à l’abri d’un pauvreté alarmante
Sans la discipline et le courage, indispensables à toute forme d’apprentissage
Vous risquez plus tard d’être fous de rage
Car d’autres ont réussi avec moins de bagages
Décrypter ce message

Agissons, mûrissons pour un meilleur avenir pour l’humanité, dans les planètes unifiées.


Qu’en ai-je pensé ?

Ouvrir « La conscience interpellée« , c’est comme se plonger très loin hors de nos frontières, dans un monde qui ne nous est pas inconnu mais que pour autant nous ne connaissons que de loin. Il y a dans l’écriture d’Abdoulaye Ndiour la force des images, la description des vies, les senteurs d’une terre qu’on connaît mal et beaucoup d’autres choses sur lesquelles on ne parvient pas toujours à mettre un nom. Il y a ce que son esprit a voulu nous transmettre, ses pensées, ses réflexions, ses interrogations sur notre monde, le sien, les gens qu’il a croisé, son histoire. Mais au delà, et c’est sans doute ce qui interpelle dans la « Conscience interpellée« , il y a ce que l’esprit ne peux pas traduire mais que le corps a ressenti : un vécu, des sensations, des émotions, des tristesses souvent, des colères parfois et aussi des joies. Il y a du griot, dans Adoulaye Ndiour, ces fabuleux conteurs africains qui depuis toujours ont traversé l’Afrique de part en part en magnifiant dans leurs histoires racontées à la nuit tombée, lors des mariages, des festivités, la somptueuse tradition orale du continent africain.

Alors qu’on aime ou qu’on n’aime pas les poèmes qui s’y trouvent, on ne peut rester indifférent à ce que ce poète tente de nous transmettre.

Un des textes s’intitule « Décrypter ce message« , que vous proposer de mieux que d’ouvrir cet opus et de tenter par vous même au travers des lignes qui s’y pressent, de découvrir l’itinéraire de cet auteur et comment il vient jusqu’à nous pour réveiller notre conscience souvent aseptisée d’européen confortablement installé dans son quotidien.

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