« Maharajah » de M. J. Carter – Chronique littéraire

Décembre est déjà là et avec lui une troisième lecture pour la #TeamThriller du Cherche-Midi : « Maharajah » de M.J. Carter. 

« Captivant… Maharajah dépasse le cadre de la quête à travers des contrées exotiques. Carter dresse une critique subtile de la manière dont la réalité et la fiction, le mythe et l’histoire s’entremêlent. » The Washington Post

« Un thriller historique brillant et enchanteur » The Guardian

« Irresistible » The Financial Times

Comment ne pas céder à la tentation en découvrant autant de critiques dithyrambiques sur ce thriller exotique? Je déteste me jeter sur un livre juste après réception car j’aime prendre un peu de recul sur le résumé et les avis déjà publiés par les critiques et influenceurs. Maharajah m’a attendu un mois dans ma bibliothèque, jusqu’à ce que je ne puisse plus attendre et que je le dévore en une nuit.

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Quatrième de couverture :

Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l’écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaître dans les profondeurs de la jungle, alors qu’il faisait des recherches sur une secte d’assassins, les thugs. L’armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d’un jeune officier, William Avery. C’est le début d’une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont bientôt découvrir une incroyable conspiration.

Un vrai roman d’aventures et de suspense qui tient à la fois du thriller historique et du voyage initiatique, un duo de personnages inoubliables : vous ne lâcherez pas Maharajah.


Qu’en ai-je pensé ? 

 

Inde, 1837. Une époque que je connais peu et un lieu qui au premier abord ne m’a jamais réellement tenté. Pour ne pas être totalement perdue, j’ai fait des recherches préalables… La Compagnie anglaise des Indes orientales, qui consolidait ses activités commerciales dans le Bengale, commence la construction de la ville vers 1690. Elle en devient le siège, avant de devenir la capitale des Indes britanniques puis du Raj britannique, de 1773 à 1912. Calcutta conserve une partie de cet héritage colonial au travers de monuments comme le Victoria Memorial et la cathédrale anglicane Saint-Paul.

Un écrivain disparait dans cette ville à la forte influence britannique mais qui conserve pour autant son exotisme ambiant, voilà un sujet qui m’a totalement passionné !

En revanche, je ne le mettrait pas forcément dans la catégorie thriller. A mes yeux, ces multiples rebondissements et cette quête qui parait sans fin appartiennent plus à un roman d’aventure historique (avec suspens bien sûr!) qu’à un véritable thriller.

La plongée vers l’Inde de 1837 nous surprend de par son réalisme et sa densité. Il y a énormément de longues descriptions et même si d’habitude j’adore cela (merci Zola…), j’ai eu quelques difficultés certaines fois à venir à bout de certains passages.

Ce duo étonnant que forme Blake et Avery  est des plus étonnants, ils sont atypiques et attachants. Quand on ferme la dernière page de ce livre, on les quitte également et cela nous peine. Alors que le premier est un anglais dont l’épouse indienne est décédée et qui connait le pays comme sa poche, le second est jeune et impulsif. Il n’apprécié pas les indiens qu’il considère comme inférieurs.

Si vous saviez le nombre d’éléments que vous allez apprendre en découvrant cette oeuvre ! Si l’Inde de cette époque vous intéresse et que vous avez l’esprit aventurier, n’hésitez plus.

Un conseil pour cette lecture ? Vous seul.e, une nuit, un plaid, une musique indienne dans les oreilles et votre imagination débordante pour vous imaginer les odeurs, les lieux, les personnages… Plongez dans l’Inde de 1837, vous ne le regrettez pas.

« La vie ne se mesure pas au nombre des années, mais à l’emploi qu’on en fait ; certains hommes ont eu une longue vie et très peu vécu. Vous avez bien vécu et avec honneur. »

 


Un petit mot sur l’auteur :

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M. J. Carter vit à Londres. Maharajah, unanimement salué par la critique et sélectionné pour plusieurs prix littéraires, est son premier roman.

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2 réflexions sur “« Maharajah » de M. J. Carter – Chronique littéraire

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