« Confession » de Richard Montanari – Chronique littéraire

« Vous êtes entre les mains d’un maître. Préparez-vous à rester éveillé toute la nuit. »
James Ellroy

Encore une lecture pour la #TeamThriller du Cherche-Midi ! Quelle bonne surprise. Vous connaissez ces résumés qui donnent l’image d’un livre incroyable alors qu’il n’en est rien ? Ici, c’est l’inverse. Le résumé est presque trop vague pour moi. J’ai été très surprise en découvrant l’oeuvre, je l’ai beaucoup aimé. Je l’ai dévoré sur quatre jours, pendant mes trajets quotidiens dans le métro parisien. Vous m’auriez-vu : impossible de me faire décrocher du livre ! J’ai même raté mon arrêt plusieurs fois… C’est pour dire.

Je suis très heureuse de pouvoir vous en parler aujourd’hui et de vous embarquer avec moi dans les tréfonds de l’âme humaine. Préparez-vous, vous n’en sortirez pas indemne.

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Quatrième de couverture :

Lorsqu’on est flic trop longtemps dans la même ville, toutes les rues mènent à des souvenirs que l’on préférerait oublier. Chaque nouveau meurtre vous en rappelle un autre.
L’obsession n’est jamais loin.

Pour Kevin Byrne, inspecteur des homicides à Philadelphie, le traumatisme originel a eu lieu en 1976. Encore adolescent dans le quartier défavorisé de Devil’s Pocket, il a été impliqué de près dans un meurtre jamais résolu.
La fin de l’innocence pour Byrne.

Quarante ans plus tard, une affaire de meurtres en série le ramène à Devil’s Pocket, à ses amis d’alors, à ce passé qu’il a essayé, en vain, d’oublier.
Bientôt, le voile va se lever sur des secrets, des mensonges et une vérité qu’il aurait peut-être mieux valu ne jamais connaître.

À la façon de Dennis Lehane, Richard Montanari dépasse une nouvelle fois toutes les limites du genre pour sonder en profondeur les zones d’ombre de l’âme humaine.

 


Qu’en ai-je pensé ? 

« C’était ainsi qu’il voyait le monde, un endroit vide et sans traits, obscurci par une lumière vive. »

C’est sombre, c’est machiavélique, ça parle de tueurs et de meurtres en série… que demande le peuple? Le peuple, je ne sais pas… Mais la #TeamThriller du Cherche-Midi, elle, ne peut qu’adorer !

Confession est, cette fois sans aucun doute, un véritable thriller.

Jessica Balzano, assistante du procureur, est affectée à l’enquête que suit Kevin Byrne, son ancien coéquipier. Le hasard faisant bien les choses, c’est dans le quartier Devil’s Pocket, où Byrne a passé son enfance, qu’ils se retrouvent pour tenter de résoudre une affaire des plus sordide.

Un crime perpétré des années plus tôt lorsque Kévin était encore un jeune adolescent va resurgir et les fantômes du passé vont refaire surface.

Un tueur en série… on connait ! Mais un tueur en série qui arrache le visage de ses victimes, ça vous dit quelque chose ? C’est plutôt original.. et plutôt gore aussi, je dois vous le dire ! Et la raison pour lequel ce tueur, Billy le loup, dépèce sans remord le visage de ses victimes porte le nom de prosopagnosie. Prenez votre mal en patience et n’allez pas sur Google pour connaitre le sens de ce mot ! Tout ce que je peux vous dire c’est que cela dépasse l’entendement et que cette folie meurtrière qui l’habite est bien sensée s’arrêter quelque part. Mais l’arrêtera t-on avant ?

Richard Montanari nous entraine à travers la ville de Philadelphie où nous découvrons un rythme et un suspens haletants ainsi une très bonne qualité de rédaction.

« Je ne sais peut-être pas grand-chose, mais il y a une chose dont je suis certaine », dit-elle […]
« Quoi ? demanda-t-il.
 – Le monde est rempli de larmes. »

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Un petit mot sur l’auteur :

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Richard Montanari est un journaliste, essayiste et auteur de roman policier.
Né dans une famille Italiano-Américaine traditionnelle, il a fait ses études d’anglais à l’Université Case Western Reserve et à Cleveland Institute of Art sans toutefois obtenir de diplôme. Il a beaucoup voyagé à travers l’Europe, vivant à Londres pendant un certain temps, où il a été vendeur de vêtements en magasin à Oxford Street, et vendeur en porte-à-porte d’encyclopédies en langue étrangère.

 

 

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