« Lady L. » de Romain Gary – Chronique littéraire

Coup de cœur bien sûr❤️

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Ce n’est pas une surprise, je vous en ai tant parlé. 😌 Une sacrée femme que cette Lady L, de celle que l’on n’oublie pas … Le genre de femme qui fascine aussi bien les hommes que les femmes d’ailleurs. Lady L, richissime et excentrique aristocrate a 80 ans lorsqu’elle décide de raconter à sa famille la véritable histoire de sa vie. Annette avait pour père un extrémiste de la république dont le cœur était désespérément pris par la Liberté, l’Egalite et la Fraternité. 🇫🇷

Elle baigna donc dès sa plus tendre enfance dans un environnement anarchiste de révolte sociale. Après sa mort prématurée, elle se fit quelques temps prostituée avant de rencontrer un jeune homme de la même trempe que son défunt père : Armand, une beauté sombre révolutionnaire surnommée « la plus belle canaille de Paris ». lls vont désespérément tombés amoureux l’un de l’autre sans jamais pouvoir véritablement s’appartenir car pour ces êtres épris d’absolu, seul compte leur extrémisme dialectique… et les moyens parvenus pour arriver à leurs fins. 🙄

Toute la vie de Lady L est rythmée par les mensonges, jusqu’à son mariage et l’invention d’une illustre famille décimée. Que de trahisons, que de passion. Autant, cela détruit, cela avale tout bon sens et les extrêmes finissent par se rejoindre dans une alliance sublime et terrifiante. En allant vers cette ultime jouissance, Lady L et Armand se sont rendus compte qu’Eros et Thanatos ne sont jamais bien loin l’un de l’autre… L’amour et la mort sont liés. Il faut simplement l’accepter.

J’adore les personnages terribles comme le sont Lady L et son diabolique amant. Puissants, charismatiques, engagés corps et âme dans un combat pour une cause qui leur semble juste. L’œuvre de Gary transpire le politiquement incorrect. « Lady L » est drôle d’un humour bien caustique et ironique, typiquement le style garyen. J’adore ! Et vous adorerez aussi… 😏🌻

 

Voilà quelques-uns de mes passages préférés : 

« C’était un de ces êtres épris d’absolu dont le besoin en contradiction avec le phénomène même de la vie. Ils brûlent d’indignation contre les limitations morales, intellectuelles, historiques et même biologiques de la condition de l’homme. Leur rébellion ne peut aboutir qu’à un très beau chant, leur philosophie est en réalité une poétique. »

« La beauté, celle du monde, des êtres et des choses, éveillait toujours en elle une sorte de désarroi où un sens mortel et indigné de l’éphémère, le besoin de faire durer, de perpétuer, se transformaient en une volonté de possession passionnée ; à la fois intraitable et désespérée. Elle n’avait jamais pu regarder Armand sans se sentir indignée à l’idée que dans un instant il allait se détourner d’elle, qu’il allait partir, la quitter, que le bonheur violent, absolu, qu’elle éprouvait lorsqu’elle le sentait en elle ne pouvait pas durer, qu’il était essentiellement éphémère et périssable et que ces instants fugitifs étaient cependant tout ce qu’elle pouvait jamais connaitre de l’éternité. Son besoin de possession venait de s’éveiller en elle d’une manière qui lui faisait accepter d’avance toutes les soumissions »

« Mais tout ce qu’elle savait alors était qu’elle tenait dans ses bras un être extraordinaire par l’impétuosité de sa passion et elle ne connaissait pas assez ce genre d’hommes pour comprendre que s’il mettait tant d’acharnement et d’abandon dans ses caresses, c’était parce qu’il s’efforçait d’oublier et de fuir ainsi dans ses bras un amour plus grand et plus dévorant que celui qu’elle lui inspirait. »

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