« L’embaumeur » d’Isabelle Duquesnoy – Chronique littéraire

« Ma mort était ma gloire, et le destin m’en prive… » Pierre Corneille, Pompée.

Oyez, oyez ! Rendez-vous dans le cloaque puant parisien de l’après Révolution au salon de l’embaumeur Victor Renard. L’embaumeur, petit bijou historique qui m’a fait passer de délicieux moments de lecture au bord de la piscine, est sorti en poche chez les Editions Points en juillet 2017. L’embaumeur, c’est Victor, l’enfant non désiré de Pâqueline et Johann Renard, deux tristes sires perfides et violents.

Son histoire commence bien mal : son cordon ombilical étant coincé autour du cou de son jumeau, il perdit en même temps son frère et la possibilité d’avoir un physique si ce n’est séduisant, au minimum ordinaire. Destiné à rester difforme toute sa vie, il est rapidement baptisé de sobriquets infâmes et méchants tels que Victordu ou Virtorniole.

Et pourtant… après un début de vie plus que négatif, après avoir été humilié, abaissé, battu, il se fait rapidement un nom dans le monde de la thanopraxie en intégrant le cabinet d’embaumement de Monsieur Joulia.

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Jonglant entre son épouse sans dot et sa maitresse prostituée, il se construit une situation et fait un véritable pied de nez à la vie qui lui était destiné. Nous suivons son ascension sociale à travers les frasques de la vie parisienne et c’est un pur bonheur. Isabelle Duquesnoy a le talent de raconter la vie de l’époque, on s’y croirait. On s’immerge, on plonge dans le bourbier qu’est le Paris du XVIème siècle et on aime ! Les amoureux d’histoire se réjouiront de cette oeuvre si bien documenté et racontée avec le talent et la verve des plus grands conteurs.

Le titre « L’embaumeur ou l’Odieuse confession de Victor Renard »  donne le ton … ainsi que la fin de l’histoire. Et quelle confession ! Onze chapitres de suspenses pour savoir le crime que Victor Renard a commis. Sauriez vous le deviner avant la fin?


Un petit mot sur l’auteur : 

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Isabelle Duquesnoy
est diplômée d’histoire et de restauration d’oeuvres d’art de l’Ecole de Sienne. Pendant une dizaine d’années, elle a été enseignante et directrice d’une école de Beaux-Arts.
En 2003 paraît chez Plon la première partie de son ouvrage consacré à Constance Mozart, préfacé par le conservateur en chef du Mozarteum de Salzbourg et finaliste du prix des Muses 2004. Les Confessions de Constance Mozart, tomes 1 et 2, ont été traduits dans plusieurs langues, ils sont aujourd’hui considérés comme principale source d’information sur la veuve de Mozart.

 

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