« La tristesse des femmes en mousseline » de Jean-Daniel Baltassat – Rentrée littéraire 2018

Berthe, vous pouvez douter de tout, mais pas de cela. Vous portez l’amour en peignant. La main qui tient votre pinceau est celle de l’amour. Rien ne pourra se faire de beau sans lui. Qu’importe si vous ne savez pas où cela vous conduira, pour qui et comment. Cela viendra et ce sera votre oeuvre.

Donnez moi de la littérature et de l’Art et vous me verrez comblée. Merci Calmann-Levy d’avoir édité cette superbe oeuvre. Merci Jean-Daniel Baltassat d’avoir si bien choisi les mots pour créer ce roman si gracieux. C’est de la belle, de la grande littérature, drapée d’une tendre mélancolie, d’un voile de tristesse qui recouvre avec délicatesse les souvenirs de l’écrivain Paul Valery.

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Quatrième de couverture

1945, à Paris. Paul Valéry, vieux solitaire indifférent à la fureur des temps, doit en admettre l’horreur. Cherchant la lumière, il rouvre le carnet hérité dans sa jeunesse de Berthe Morisot, peintre du silence et de l’absolu. Dans ses mots, il affronte l’exigence vitale de beauté qui fut sa quête. Revient alors le souffle de la vie, malgré tout.


Ce que j’en ai pensé 

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J’adore l’impressionisme. C’est la période artistique que je préfère, notamment parce que les grands noms de l’époque, Monet, Manet, Renoir, Pissaro… étaient tous de grands amis d’Emile Zola qui est sans nul doute, l’un des meilleurs à mes yeux. Et pourtant, qui parmi nous répondait « Berthe Morisot » à la question ‘Cite moi un impressionniste. »?

À sa table, se réunissait son beau-frère Édouard Manet dont elle était la muse, Edgar Degas et ses danseuses qui choquaient le public, le si sociable Pierre-Auguste Renoir et bien sûr Claude Monet, l’indépendant, qui se remettait peu à peu du scandale causé par son Olympia.

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Stéphane Mallarmé l’introduit auprès de ses amis écrivains… comme Paul Valery dont nous suivons la perspective. Lors de leur rencontre en 1894, il n’avait pas 24 ans, et Berthe 54 ans. 

Et même si les dialogues et le contenu de ce fameux petit carnet légué à Paul Valery restent une pure fiction, l’atmosphère électrique de l’époque qui se dégage de ce roman était bien réelle. Dans cette oeuvre, c’est le parfum suranné de ces années d’expression artistique intense qui se fait sentir. Berthe Morisot, plus à l’aise dans le silence de sa peinture qu’avec les mots, reste une énigme, mais nous la découvrons tout de même à travers ce superbe portrait.


Un petit mot sur l’auteur 

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Jean-Daniel Baltassat
est un écrivain français.
Il est l’auteur de romans et de nouvelles qui, par leur originalité de ton, lui confèrent une place à part dans la littérature actuelle.

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