« Rituels » d’Ellison Cooper – Chronique littéraire

Depuis quelques temps, j’étais coincée dans cette phase si redoutée par les dévoreurs de mots : la panne de lecture. Plus rien ne me faisait envie et j’ai reposé plusieurs livres après avoir tenté quelques centaines de pages, sans succès. Et puis j’ai reçu Rituels dans le cadre de la #TeamThriller du Cherche-Midi dont je fais partie depuis un an. Vous savez, ces jolies couvertures minimalistes (et presque effrayantes!) qui cachent les plus sombres histoires de tueurs en série… L’année dernière, j’ai découvert Sous ses yeux, Maharajah, Confession, Juste avant la nuit et L’anniversaire. Le programme 2018-2019 semble encore plus effrayant et il démarre en trombe avec ce thriller haletant où se mêlent drogues, mythologies et cerveaux des tueurs en série.

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Un thriller, un vrai ! C’était exactement ce qu’il me fallait. Dévoré en deux après-midis, j’ai retrouvé dans les mots d’Ellison Cooper la verve des auteurs qui m’ont fait aimé le genre si particulier..


Quatrième de couverture 

Spécialiste des neurosciences, Sayer Atair travaille pour le FBI. Elle mène des études sur les tueurs en série, afin de déceler d’éventuelles prédispositions biologiques à la violence. Déroutée par une scène de crime très particulière, sa hiérarchie fait appel à elle. On vient de retrouver dans une maison abandonnée de Washington le corps d’une jeune fille enfermée dans une cage. Si l’autopsie ne discerne aucun signe de sévices sexuels, la victime a subi de nombreuses injections d’une drogue hallucinogène très particulière, utilisée lors des cérémonies rituelles par les chamans d’Amazonie. On a également retrouvé sur les lieux la photo d’une autre jeune fille, enfermée ailleurs dans les mêmes conditions, ainsi qu’un film où figurent d’étranges symboles mayas. Bientôt, c’est entre les catacombes et les sous-sols de la ville que l’enquête va se concentrer, sur la piste d’un tueur aussi étrange qu’insaisissable.


Ce que j’en ai pensé :

L’histoire est bien menée, la plume est dynamique. L’enquête puise sa force dans les recoins les plus sombres de l’âme humaine. L’auteure a su créer des personnages attachants auxquels nous pouvons presque nous identifier, des personnages humains, avec une histoire, une vie pour chacun. Leurs douleurs, leurs paradoxes sont si bien contés que j’ai eu l’impression d’être membre à part entière de l’équipe d’enquêteurs. C’est comme ça qu’on reconnaît un bon roman non? A sa capacité à nous entrainer dans l’histoire…

Les + de l’histoire ? La fin bien sûr est surprenante, moi qui pensais avoir trouvé le coupable, je suis finalement tombée des nues aux dernières pages. On a l’habitude des tueurs en série aux airs démoniaques ce qui les rend peut-être plus facile à repérer. Mais parfois, celui que l’on cherche porte les habits de l’ange. Je vous défie de comprendre les rouages du cerveau du criminel avant la toute fin du livre !

Bilan très positif donc… Mais si je devais donner un petit bémol à l’histoire ce serait celui-ci. Je suis une lectrice curieuse, attirée par l’Art et par l’Histoire dans son sens général et je suis loin (mais alors très loin) d’être à l’aise avec tout ce qui à trait à la science. La quatrième de couverture donnait l’idée que l’enquête partait plutôt sur une dimension historique (rites mayas, mythologie…) alors j’aurai aimé avoir un peu plus de détails mais l’histoire est particulièrement orientée neuro-science. Grâce à cela, j’ai tout de même appris quantité d’informations sur le cerveau des tueurs en série. Vous saviez, vous, que les psychopathes avaient de toutes petites agmydales ? 

L’ensemble du récit est très bon et je vous le recommande.


Un petit mot sur l’auteur : 

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Spécialiste d’archéologie, de religions et de neurosciences, Ellison Cooper est titulaire d’un doctorat en anthropologie à l’Université de Californie à Los Angeles. Diplômée à la Georgetown Law School, elle a travaillé comme enquêtrice pour les affaires criminelles à Washington. Auteur des nouvelles, « Rituels » (Caged, 2018) est son premier roman. Ellison Cooper vit dans la région de la baie de San Francisco avec son mari et son fils.

(Source bio : Babelio)

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