« Hiroshima mon amour » de Marguerite Duras – Chronique littéraire

« Tu me tues. Tu me fais du bien. J’ai le temps. Je t’en prie. Dévore-moi. »

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Japon, après-guerre.

L’énorme bombardement atomique a rendu Hiroshima tristement célèbre.
De partout viennent des producteurs de films voulant immortaliser la paix sur ce sol meurtri.

Parmi eux, une jeune femme, Riva. Et ce jeune ingénieur japonais.

Ils s’aiment une nuit. Puis deux. Puis trois. Et pendant ces trois nuits, ils parlent. Un peu.

Elle raconte son précédent amour à Nevers. Elle y a laissé son coeur et ses cheveux. Pour avoir aimé l’ennemi, on lui a rasé le crâne.

Et il y a Hiroshima. Lui ne fait que répéter inlassablement « Tu n’as rien vu ». Elle a tout vu, elle y était. Folie violente. Puissance des mots et surpuissance des silences. « Pourquoi nier l’évidente nécessité de la mémoire? (…) Deux cent mille morts. Quatre-vingt mille blessés. En neuf secondes. »

Le quatrième jour, elle rentre à Paris et c’en est fini.

« Une nuit loin de toi et j’attends le jour comme une délivrance. »

Les non-dits sont puissants, ils arrivent à exprimer la souffrance, la détresse d’un coeur laissé à l’abandon. Une atmosphère lourde, une tension pesante.

Et finalement, cette sensation de sensualité extrême, de fièvre de corps et d’esprit, cette mise en abîme d’un désir partagé, ce scénario envoûtant.. redonnent envie de regarder encore une fois le merveilleux film d’Alain Resnais d’après le scénario « Hiroshima mon amour » de Marguerite Duras.

 

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