La photo-reporter Véronique de Viguerie s’allie à RSF !

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© Véronique de Viguerie 

On voit d’abord ces grands yeux noirs qui contrastent avec le jaune vif du foulard qui couvre le reste du visage…. Ils appartiennent à un Touereg du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad et ce court moment de calme précède l’attaque contre l’armée malienne. Le but ultime? Obtenir l’indépendance du Nord du Mali pour ce peuple nomade grand perdant de la guerre. 

Un peu plus loin, cette femme issue du peuple indo-aryen Rohingya porte son « enfant de la honte ». Ce bébé de quelques mois est le fruit du viol subi pendant sa fuite du Bangladesh en août 2017. Elles sont plusieurs centaines à avoir été victimes de ces atrocités et à avoir décidé de garder l’enfant. Leurs bébés sont reconnaissables : leur peau est plus claire et leurs yeux sont bridés. Elles sont aujourd’hui rejetées, ostracisées par leur propre famille qui n’acceptent pas leur situation. 

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© Véronique de Viguerie 

 

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La photo-reporter multi-primée Véronique de Viguerie s’allie à Reporters sans frontières pour nous présenter des photographies puissantes et émouvantes prises dans le monde entier (Syrie, Nigéria, Afghanistan, Philippines, Irak, Yémen, Mongolie…) avec toujours la même préoccupation : mettre en lumière celles et ceux qui refusent leur sort.

 

 

La sélection des photos a été réalisée conjointement avec le même objectif : montrer l’étendue du travail de Véronique de Vigerie, de ses débuts en Afghanistan, « ce pays qui la fait » aux tous derniers clichés immortalisant les manifestations des gilets jaunes français.

Après une école de photo-journalisme, Véronique est partie vers l’Afghanistan, seule avec son appareil photo et sa volonté de dénoncer « ce qui ne voyait pas dans les médias ». Photographier pour témoigner, prévenir, faire réagir. Elle est née une seconde fois à Kaboul, dans le quartier de Qala-e-Fatullah, où se trouvait le restaurant l’Atmosphère.  C’est là bas que tout a commencé…  Et puis il y a eu tous les autres pays, toutes les autres rencontres. Comme ce Touareg rencontré dans le Nord du Mali. Sa petite fille, porte son nom, comme un tendre hommage à cette rencontre. Ou cette jeune adolescente de 17 ans, Amat Allah Hassan (photo ci-dessous), Première ministre du Conseil des enfants, grâce à qui elle a pu rejoindre le Nord du Mali et réaliser son reportage. Pour intégrer les milieux les plus fermés, Véronique et Manon Quérouil-Bruneel (la plume qui accompagne ses photos) n’hésitent pas à se cacher, troquant leur gilet pares balles contre des burka intégrales. « Dans certains pays, être une femme est presque plus facile… Les hommes ne se méfient pas et ne nous adressent même pas la parole. » 

 

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« Le gouvernement des adolescents : A sa tête, Amat Allah Hassan, 17 ans, reçoit quotidiennement des menaces de mort. » © Véronique de Viguerie 

 

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« Je venais d’être maman et voir cette mère et son fils partager ce moment m’a touchée. »

Une photo qui émeut particulièrement la photographe ? La visuel de couverture de l’album  où l’on voit une femme peshmerga donnant le sein à son fils, son arme automatique posée contre le mur. Comme une brève parenthèse de calme avant la reprise des hostilités. Avec cette photo, la volonté de Véronique était aussi de montrer le paradoxe de la femme orientale : bien loin des clichés de femme soumise cachée sous son niqab, celle-ci pose fièrement, allaitant son fils avant de reprendre les armes et se battre pour cette cause qui lui tient tant à cœur : assurer un avenir sans Daesh à ses enfants.

 

 

Et la prochaine étape ? Profiter un peu de sa famille et puis reprendre la route. Peut-être partir couvrir le Venezuela qui subit une crise politique et économique féroce depuis quelques temps… ou un sujet tourné sur les enfants des djihadistes français en Syrie que le gouvernement du Président Macron cherche à rapatrier depuis la chute de l’Etat islamique.

Reporters sans frontières publie l’album 100 photos pour la liberté de la presse depuis 25 ans. Il rassemble le travail d’hommes et de femmes qui capturent le monde avec leur appareil. L’album coûte 9.99€ et l’argent récolté grâce à ces ventes permet « d’aider des journalistes en danger, de soutenir des médias en difficulté, de contrer la censure en ligne ou encore de fournir des casques ou des gilets pare-balles à des reporters travaillant en zones de guerre. » Comme pour Véronique de Vigerie, RSF protègent les journalistes qui se déploient dans les zones à risques pour défendre les droits des Hommes et la liberté d’exercer ce métier si important. Les photographies de Véronique de Viguerie seront affichées sur le parvis de la Gare de Lyon, à Paris, du 15 avril au 31 mai.

   Acheter l’album ici    

 

 

 

 

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